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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 21:30
heathledger0109_468x494.jpg Je dois dire que c’est la première fois que le décès d’un acteur me touche autant. Et pourtant, ce n’est pas comme si Heath Ledger était devenu un incontournable. Comme je le dis, sa disparition ne changera pas ma vie et pourtant elle m’a laissée le cœur un peu en peine. A 28 ans, cet acteur prometteur a disparu, par accident ou par volonté de disparaître et on se demande pourquoi. Il semblait avoir tout pour réussir à faire de sa vie une vie de rêve, propulser dans les plus hautes sphères du cinéma hollywoodien. Et c’est ce destin fabuleux qui se trouve coupé net qui est triste. Triste aussi le fait qu’il laisse une petite fille de 2 ans derrière lui, et aussi une famille aimante. Alors oui, d’autres familles dans le monde connaissent ce genre de drame, mais lui, il était connu mondialement, surtout depuis son rôle dans Brockbake Mountain. Enfin, voilà, juste pour dire que sa vie m’a touché et sa mort aussi.
Par Zhaan - Publié dans : Ecrits
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Mardi 1 janvier 2008 2 01 /01 /2008 13:01
A toi qui me lis,
Toi qui me suis,
Toi qui viens tous les jours,
parce que je suis dans tes favoris,
Toi qui arrives ici par hasard,
et qui click et reclick pour
savoir où tu es et qui je suis,
A toi qui me connais,
A toi qui me découvres,
A toi qui penses comme moi,
et à toi qui me contredis,
A toi et à vous tous,
Une bonne et heureuse année !
Par Zhaan - Publié dans : Ecrits
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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /2007 08:00
A 25 ans, je me suis lancée dans le permis de conduire. Pouvoir enfin conduire et décider moi toute seule de où je veux aller, sans avoir à demander aux autres, voire supplier. La consécration ultime, aller à Ikea moi-même ! Parisienne courageuse, je me suis lancée dans l’apprentissage du code et dans quelques heures de conduite. Premier constat, l’émerveillement de pas mal de personnes quand on leur dit que l’on ose passer son permis à Paris ! Je cite : "Si tu conduis à Paris, tu pourras conduire partout !" Au bout de 14 heures de conduite, je comprends un peu mieux la vie de l’automobiliste parisien moyen. Piéton déboulant de on ne sait où, deux roues (vélo, moto ou scooter) bien souvent kamikazes, enfants surgissant du néant, et autres automobilistes se croyant seuls au monde (et le meilleur et moi je sais conduire et patati et patata). En gros, trop de circulation, trop de monde. Le but extrême, ne renverser personne ! Et jusqu’ici, tout va bien. Mais bon, mon cher moniteur m’a prédit 40 heures de conduite, donc pour l’instant, j’ai encore le temps de voir venir. Par contre, je viens de me débarrasser d’une véritable corvée, le code de la route. Et oui, je l’ai eu, du premier coup. Ouf ! Ce fut 40 questions abominables, et à la fin 5 seconde atroces. Car ils vous donnent les résultats tout de suite. Le temps de regarder, on se dit, pitié, PITIE, PITIE, et là enfin, le monsieur, vous dit, c’est bon. Heureusement ! Je suis donc très fière d’avoir passé cette première phase. Pour la suite, par contre, je ne pense pas que je vais me la ramener. Je me donne 6 mois pour la conduite, c’est raisonnable, non ?
Par Zhaan - Publié dans : Ecrits
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 08:00

Voici une nouvelle Miss France, Miss Réunion et pour une fois, là je n’aie entendu personne dire que c’était encore l’une des plus moches qui avaient été élues. Non, rien de tout cela, Miss Réunion est belle et pétillante. Pourtant, tout au long de l’émission je n’ai pu m’empêcher de me dire, c’est sûr, c’est elle la future miss France. On ne voyait qu’elle. Mais pourquoi, parce que sa beauté éclipsait toutes les autres ? Peut-être, mais pas sûr. Ne serait-ce pas plutôt parce qu’on nous l’a fait choisir… Au centre des chorégraphies, dans les plans du réalisateur, on ne voyait qu’elle. Comment décider d’en choisir une autre ? Pour autant, une fille des îles, pour une fille des îles comme moi, c’est toujours une bonne nouvelle. J’ai néanmoins l’impression d’avoir été un peu flouée.

Par Zhaan - Publié dans : Ecrits
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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /2007 00:00

Je commencerais cette histoire par « abracadabra », car c’est le propre de toute histoire de sorcière. Toutefois mon histoire ne se passe pas dans des contrées reculées de Tasmanie ou d’ailleurs, elle ne s’est pas produite il y a des siècles. Non rien de tout cela. Mon récit prend place ici, à Paris. J’en ai été le témoin pas plus tard qu’hier et je tremble encore en écrivant ces quelques mots.

 Connaissez-vous les sorcières, les vraies, celles qui regardent au plus profond de votre âme, celles qui vous parlent sans pour autant desserrer les lèvres, celles qui psalmodient des incantations à vous faire froid dans le dos. Non, vous êtes sûrs… N’avez-vous jamais eu l’impression d’être épié en marchant dans la rue, suivi même parfois, n’avez-vous jamais eu peur de ces ombres qui surgissent de nulle part, au coin d’un immeuble, au bout d’un couloir de métro. Vous voyez, vous les connaissez, sans même vous en rendre compte.

          Voici comment j’ai fait leur connaissance, hier, le 31 octobre 2007.

 Il était 20h00 quand je suis sortie pour retrouver une amie à Montparnasse. Il faisait déjà nuit depuis un moment. A Porte de Versailles, les rues étaient déjà désertes à cette heure. Je marchais donc le plus rapidement possible pour rejoindre des rues plus peuplées, vers Convention. Mon esprit vagabondait de-ci de-là. De quoi vais-je parler demain dans mon blog. Peut-être de l’expo que je viens de voir sur Fragonard ou encore l’expo photo sur Steichen. Ou peut-être parler de cette magnifique pochette Gap qui me sert maintenant de porte-monnaie. Soudain, un coin de mon œil fut attiré par une ombre étrange, mouvante. Mon cœur se serra d’un coup, pris par la peur. Je tournai malgré tout la tête sur ma gauche pour voir de quoi il s’agissait. Un chat peut-être. Mais pas du tout. Rien. Personne. Si ce n’est cette ombre incompréhensible qui bougeait de gauche à droite. Le souffle coupé, paniquée, je cherchais à m’enfuir, je disais à mes jambes de courir, de partir, mais rien ne se passa. J’étais plantée là, interdite, sans pouvoir faire le moindre mouvement. Le sentiment qui m’étreignit à ce moment ne fut plus la panique, cela allait au-delà même de la peur. C’est alors que l’ombre sembla se rapprocher de moi, m’entourer. Une voix se fit entendre. Féminine, douce, mélodieuse, elle me dit, n’aie pas peur. Tu parles !! et je fais comment pour ne pas avoir peur dans une telle situation… Mais bon, passons. Donc, n’aie pas peur, écoute-moi et je te laisserai partir. Ok, mais je n’ai pas vraiment le choix il me semble. Je suis la sorcière de Paris. J’existe depuis bien longtemps déjà. Mon rôle est de veiller sur cette ville chargée d’histoire et de magie. Laisse moi t’en dire un peu plus.

Mes sœurs sorcières et moi-même arpentons chaque année, à la même date, les rues de la ville. Cette année, j’ai décidé que ce sera toi qui m’aideras à faire se toucher les mondes. Tu seras ma clé, ce soir. Je t’ai choisi. C’est un grand privilège et tu en seras récompensée. Ta vie, cette année, te semblera plus douce. Tes soucis s’envoleront. Tu souhaiteras alors me rencontrer à nouveau, tu souhaiteras mieux me connaître. Peut-être cela arrivera-t-il. Pour ton aide, je te laisserai un cadeau, un don. Tu me verras moi et mes semblables tel que nous sommes, là où les autres ne voient qu’une ombre, n’entendent que le vent ou ne sentent qu’un léger frisson. Je vais t’apparaître maintenant pour que tu voies mieux qui je suis.

L’ombre se transforma. D’obscurité, ses contours devinrent lumière. Une beauté impalpable était là, devant moi, magnifique de légèreté, effrayante dans son caractère irréel et magique.

Mais que me voulait-elle exactement. Me transformer en balai brosse ?

J’aimerais que tu m’aides maintenant, en cette veille de la Toussaint. Aide-moi à relier le monde des morts et des vivants, pour que l’espace d’un instant, cette nuit, ceux qui le souhaitent puissent revoir leurs proches disparus. Et comment je fais ça moi ? Tu n’as rien à faire. Laisse-moi juste prendre un peu de ta substance vitale, un peu de ton sang. Aïe. Le long de mon bras, une coupure, mon sang coulait. Elle me saisit, apporta mon bras à sa bouche, et but les quelques gouttes de vie qui s’en échappaient. Merci, me dit-elle. De rien, le plaisir est pour moi. N’oublie pas, si tu veux, pense à quelqu’un que tu aimerais revoir, penses-y ce soir, et tu le verras. A bientôt. Oui, c’est ça, à bientôt. J’ouvris les yeux, pensant pourtant qu’ils étaient déjà ouverts, et je me retrouvai dans le métro, ligne 12, station Montparnasse. En face de moi, se trouvait de nouveau cette lumière, cette essence spirituelle. Encore une fois, elle s’adressa à moi : Tu es arrivée maintenant. Je descends, déboussolée. Les yeux un peu hagards, je retrouvai mon amie non loin de là. Comme si de rien n’était, nous nous dirigions dans un café, au hasard. Je l’écoutai parler, me raconter sa vie, l’esprit un peu ailleurs. Elle me parla de son compagnon, de son travail, de ses désirs d’avenir, du poids qu’elle avait pris, de ses envies de fringues, de ses problèmes beauté, une fille à Paris quoi. Ai-je rêvé. Voilà que je délire totale maintenant. Je suis bonne pour aller voir un bon psy. Je rentrai ensuite chez moi, les yeux baissés, de peur de voir encore ces choses, de peur d’halluciner. Pourtant je ne put m’empêcher de jeter un rapide coup d’œil là où quelques temps auparavant j’avais eu l’impression de passer de l’autre côté. Rien ne se passa, je continuai mon chemin.

    Une fois chez moi, j’allumai la télé pour tomber sur « Les tabous du racisme » sur France 2. Une légère douleur se rappela à moi, le long de mon bras. Je tressaillis, alors qu’à côté de moi apparaissait une forme diaphane qui me sourit. Je la voyais, elle qui était partie depuis tant d’années, je la voyais et elle me parla enfin.

 Et vous qui avez-vous vu cette nuit…

Par Zhaan - Publié dans : Ecrits
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